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En mars 1859, l’accompagnement est réalisé dans une chaumière située au niveau du coteau boisé de la Muette. A ses débuts, l’Orphelinat compte alors 6 jeunes orphelins. En fin d’année 1860, soit près de deux ans plus tard, l’effectif est multiplié par 10 et la chaumière commence à devenir trop exigüe pour accueillir tout le monde. Lorsque la communauté dépassa les 100 enfants, l’Abbé Méquignon fit appel à son ami architecte, Caliste Le Brun, pour construire les bâtiments de l’aile droite et de l’aile gauche (qui entourent la chapelle) du site actuel de la Fondation.

En 1870, l’Orphelinat d’Elancourt compte 250 enfants et traverse de dures épreuves durant la guerre Franco=Prussienne. La récession touche durement la population française et le manque de nourriture se fait ressentir au sein de la communauté. Malgré ces temps difficiles, l’Orphelinat refusera l’aide proposée par les occupants allemands par patriotisme.

En 1901, la communauté présente au sein de l’Orphelinat vivait presque en autarcie en s’appuyant uniquement sur la charité privée. Grâce à ses différentes activités et infrastructures, la survie de tous était assurée. On trouvait ainsi sur le site des salles de classe, un réfectoire, des dortoirs, une infirmerie, une crèche, un vaste potager, une laiterie, un moulin, une boulangerie, une buanderie et une cordonnerie. L’Orphelinat disposait aussi d’une ferme, de terres exploitées par ses employés et d’un vaste jardin à la Roche (sur la commune de Lévy). La communauté produisait ainsi ses propres légumes, son lait, ses volailles, ses œufs, cuisait son pain dans la boulangerie (grâce à un pétrin mécanique et la farine produite dans le moulin) et fabriquait/réparait aussi des chaussures.

Le Saviez-vous ?

A l’époque, les enfants âgés de 1 à 13 ans sont 66 dans la commune d’Elancourt et représentent 18,7 % de la population. Un chiffre qui monte à 44 % si l’on y inclut les enfants accompagnés au sein de l’Orphelinat. En comptant l’ensemble de ses membres, l’orphelinat représentait à lui seul 41 % de la population d’Elancourt !


Au recensement de mars 1901, on dénombrait 245 enfants
, uniquement des garçons âgés de 3 à 13 ans. Ils étaient encadrés par 49 adultes. Outre des religieux (4 hommes, dont le directeur qui était également curé de la paroisse, et 16 religieuses de Saint-Vincent-de-Paul), cette communauté d’adultes était notamment constituée de 15 employés : 1 chef de la culture, 1 jardiniers, 1 meunier, 1 cocher, 1 domestique, 3 vachers et 7 cordonniers qui étaient d’anciens pensionnaires formés sur place dans l’école de cordonnerie. L’atelier-école de cordonnerie, rattaché à l’Orphelinat, permettait à une vingtaine d’enfants d’y faire leur apprentissage sous la direction d’un maître-bottier, avant d’être placés à l’extérieur.

Dans les années 60, une profonde modification du modèle d’accompagnement de la Fondation s’opère et les bonnes sœurs sont progressivement remplacées par du personnel laïque et spécialisé. En septembre 1968, il n’y a plus de Sœurs à l’Orphelinat et en mai 1969 le premier directeur laïque de la Fondation entre en fonction. Désormais, c’est l’État qui confie les enfants à la Fondation, ce qui induit un fait nouveau : la mixité. L’objectif est désormais de ne plus séparer les fratries, une préoccupation nouvelle et révélatrice des futures réflexions autour du bien-être de l’enfant et de la famille.